UN CIVIL AU POSTE DE PREMIER MINISTRE, A QUANT LA LEVEE DES SANCTIONS ?
La nomination d’un civil au poste de premier ministre était la principale condition de la CEDEAO pour la levée des sanctions imposées au Mali à la suite du putsch contre IBK.
Moctar Ouane diplomate de carrière, l’homme de 64ans est désigné au poste de premier ministre le dimanche 27 septembre pour diriger le gouvernement de la transition. Nomination fort attendue depuis l’investiture du président de la transition malienne.
Natif de Bédi dans le centre du pays, région actuellement la plus touchée par les djihadistes, diplomate et ancien ministre des affaires étrangères, il aura la lourde tâche de conduire le pays pendant 18 mois jusqu’aux élections comme le prévoit la charte de transition.
Rappelons que c’est au centre international des conférences de Bamako qu’a eu lieu le vendredi dernier la cérémonie d’investiture et de prestation de serment du président et vice-président de la transition du Mali, devant le président de la cour suprême Wafi Oudageye Cissé et plusieurs corps diplomatiques.
Agé de 70ans, l’officier à la retraite Bah Ndaw ainsi que son vice-président le colonel Assimi Goïta se sont engagés à préserver en toute fidélité le régime républicain et à faire respecter la charte de transition, la constitution et la loi lors de la cérémonie de prestation de serment.
Une investiture qui devrait conduire à une levée des sanctions imposées au Mali. Mais pour la CEDEAO, la présence du chef de la junte qui tient les rênes du pouvoir depuis le 18 Août après le coup d’Etat, au poste de vice-président restait le point de frictions.
Selon le médiateur principal de l’organisation sous-régionale dans la crise malienne, Goodluck Jonathan les chefs militaires n’avaient pas encore satisfait à la demande de la CEDEAO, celui qu’un civil soit nommé premier ministre. Une responsabilité qui revenait au colonel-major Bah Ndaw de désigner un premier ministre selon le plan de transition retenue par la junte.
Il n’avait pas manqué de rassurer que « la CEDEAO n’a pas de problème à ce que des militaires figurent dans le futur gouvernement de transition ».
Le médiateur Goodluck Jonathan appel la junte à libérer les personnalités militaires et civiles encore détenues, et/ ou les mettre à la disposition de la justice si on a des choses à leur reprocher.
Le Mali a pour sa part respecté la volonté de la CEDEAO en vue d’un retour à la normale au pays, et espère une levée de sanction.
Toutefois, la BBC.COM ''rapporte que le président Nigérian Muhammed Buhari a déclaré que les dirigeants de l’Afrique de l’Ouest pourraient se rencontrer à nouveau pour discuter de la situation''.

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