Surveillance en entreprise (1/3)
La sphère économique étant devenue un cadre de concurrence, les gens tentent ainsi de maximiser leur chiffre d’affaires dans le but de rester toujours compétitifs. Dès lors, on assiste au recrutement d’un personnel qualifié susceptible de maintenir le cap de la performance en développant les différentes activités conférées. Cependant, contre toute attente, il arrive d’assister à la rupture du rapport de confiance entre employeur et employé de sorte que des mesures préventives ou curatives soient prises pour pallier à toute déconvenue.
Ainsi, chaque partie tentera de jeter l’anathème sur l’autre pour ne pas se voir imputer la responsabilité. C’est ainsi que certains adoptent des procédés de manifestation de la vérité à travers des moyens “non conventionnels” au détriment de l’autre partie.
En effet, dans une récente affaire, un directeur de société que nous allons nommer ici Lexcyber, spécialisée dans la commercialisation de produits informatiques au Sénégal a constaté depuis quelques mois des manquants dans l’usine de stockage de certains produits informatiques, comme les cartouches, les clés USB, les disques et les tablettes numériques, etc…
A la suite d’une délibération favorable du Conseil d’administration de la société, le DG a mis en place un système de vidéosurveillance dans le magasin à l’insu des travailleurs. Ce système a permis d’identifier quatre salariés qui se livraient à des vols commis la nuit. Il a aussi fait installer des keyloggers dans les ordinateurs de deux délégués du personnel, qui a permis par l’accès à leurs messageries électroniques, de révéler que ces derniers faisaient parvenir par mail pendant les heures de travail, des bases de données à une société concurrente moyennant rémunération.
C’est ainsi qu’il a déposé une plainte à la Division spéciale de la Cybersécurité pour vol commis la nuit ; en même temps, il a notifié des lettres de licenciement aux quatre salariés, aux deux derniers, pour faute lourde. Précisons que pour le cas d’espèce, il ne s’agit nullement de cybercriminalité dans la mesure où l’infraction n’est commis ni via la technologie, ni à l’endroit d’un système informatique, donc la saisine de la division spéciale de Cybersécurité n’est pas pertinente. Aux chefs d’entreprises, il faut leur reconnaître le droit à la protection de leurs biens et services. Mais notons que l’installation de caméra de surveillance requiert des préalables aux fins de respecter la vie privée des salariés, elle n’est pas sans risque et ne se fait pas en fonction des humeurs du Boss.

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