PÈLERINAGE MARIAL DE POPENGUINE 2020 : DES SANCTUAIRES MARIAUX DANS NOS MAISONS POUR UNE JEUNESSE SAINTE ET SAINE DANS L’EGLISE ET LA SOCIÉTÉ
Une image de bande dessinée dans les réseaux sociaux montrait une conversation entre Dieu et Satan. Ce dernier lui disait qu’il a réussi a fermé toutes les églises avec le Covid-19 ; Dieu à son tour lui rétorquait qu’il lui a permis d’en ouvrir une dans chaque maison.
Cette dialogique imaginaire nous permet de mieux cerner la particularité de la 132ème édition du pèlerinage marial de Popenguine 2020 qui se veut restreint, certes, mais qui permet à Dieu d’opérer un miracle et ce, en ouvrant des sanctuaires mariaux dans chaque maison de croyants pour une jeunesse sainte et saine utile à l’Eglise et à la société.
C’est dans cette dynamique que le thème de cette année, « Sainte Vierge Marie, montre-nous le chemin de la sainteté », nous est offerte pour méditer sur le chemin de sainteté que la Sainte Vierge inspire à la jeunesse.
Ainsi nous verrons d’abord ce que la sainteté n’est pas, ensuite nous nous appesantirons sur le nouveau type de jeune sain(t) dont l’Eglise et la société ont besoin, et enfin nous nous pencherons sur la figure de la Sainte Vierge comme modèle de sainteté proposé aux croyants et particulièrement aux jeunes.
LA PSEUDO-SAINTETE : UNE VAINE GLOIRE
La pseudo-sainteté, dans ce monde, est une forme de quiétude assurée par un certain privilège sociale, économique ou même politique qui fait croire que l’on est bon tant que ceux à qui l’on vient aide le pensent.
De ce fait, il faut retenir que la sainteté n’est ni un évergétisme (distribution d'argent ou de ravitaillement) ni un clientélisme (faveur injustifiée accordée à une personne, souvent en échange de quelque chose).
Ainsi, notons que la sainteté véritable doit trouver sa source et sa finalité qu’en Dieu Seul.
LE JEUNE : UN SAIN(T) « INFLUENCEUR » DE DIEU DANS LE MONDE
Le jeune catholique doit être un aventurier de Dieu incertain de soi, certes, mais sûr du Christ qui le soutient par son Esprit. Par cette posture il devient « Influenceur » de Dieu, c’est-à-dire un relais de la volonté de Dieu qui veut que son peuple soit saint, « sans tâche, ni rides ».
De même, le sain(t) influenceur doit, s’il en faut, pleurer et prier pour les jeunes comme eux qui pensent que le succès et le bonheur se trouve dans le nombre de vues de vidéos obscènes tournées dans des quartiers « Open mœurs » et diffusées sur la toile qui ne tisse plus des liens fraternels mais des nœuds gordiens.
C’est pourquoi, comme nous le rappelle le Pape François, dans son exhortation Post-synodale « Christus Vivit » : « Il ne faut pas regretter de passer sa jeunesse en étant bon, en ouvrant son cœur au Seigneur, en vivant d’une autre manière » (N°17). Cela signifie qu’un confinement spirituel sincère en Dieu nous empêchera d’être testé positif au virus de la perversité et de l’immoralité. Et le modèle de confinement spirituel par excellence en Dieu c’est la Très Sainte Vierge Marie que l’Eglise offre à la jeunesse en cette 132ème édition du pèlerinage marial de Popenguine 2020.
LA JEUNESSE : UN CHEMIN OBEISSANT DE SAINTETE COMME MARIE
Marie est le premier témoin, témoin unique du Mystère de Jésus, car elle était sa mère. Elle représente donc à l’origine ce que sera l’Eglise, après la Résurrection et la Pentecôte : le témoin du salut apporté par le Christ pour toutes les nations. En ce sens, elle est donnée comme « prototype » de sainteté aux croyants, surtout aux jeunes. En quoi ?
Marie est modèle de sainteté parce qu’elle :
- écoute la Parole et l’observe (et nous en nous enracinant à la Parole de Dieu);
- s’adresse à Dieu dans la prière (et nous en implorant la Miséricorde de Dieu par la louange et l’adoration);
- garde les événements pour les méditer (et nous en voyant l’œuvre de Dieu dans notre quotidien);
- dit oui à la volonté de Dieu (et nous en ayant confiance en Dieu);
- se laisse combler par Dieu (et nous en nous laissant ouvert à la grâce).
Nous voyons, donc, que la Vierge Marie est un modèle de sainteté pour nous croyants car elle est «celle qui veut s’engager et risquer, celle qui veut tout parier, sans autre sécurité que la certitude de savoir qu’elle était porteuse d’une promesse » (Christus Vivit N°44).
De plus, sur ce chemin de sainteté, le jeune doit suivre Marie dans la montagne et partir avec elle à la rencontre de la vie. Car la Sainte Vierge rend Visite, chaque jour, aux femmes et aux hommes de ce monde et, au-delà des stérilités apparentes, elle est à l’affût de ce qui naît de ce qui est possible, de la vie qui palpite en eux.
En outre, la jeunesse, sur cette voie de la sainteté, se réjouit et chante le « Magnificat » avec Marie. En effet, au lieu de se lamenter sur son sort et sur les malheurs du monde, elle s’émerveille de ce qui est beau sur la terre et dans le cœur des hommes. Et elle y voit l’œuvre de Dieu.
Pour finir, retenons que le «Christ vit et nous veut vivant » (N°1 Christus Vivit) dans la sainteté. Et cette voie de la sainteté passe par la Vierge Marie qui, en tant que Nouvelle Eve, est un réverbère qui éclaire les chemins de l’humanité appelée à la sainteté véritable.
Puisse en ce jour, Marie, Notre Dame de la Délivrande de Popenguine, continuer à nous mener sur le chemin de la sainteté pour la plus grande gloire de Dieu et le salut du monde.

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