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MALI: L'ULTIMATUM DE LA CEDEAO MET A L'ÉPREUVE LES SYNERGIES

Le mouvement du 5 juin rassemblement des forces patriotiques dit M5 mouvement de contestation qui a participé à la chute de l’ancien président malien Ibrahim Boubacar Keïta se divise.

La pomme de la discorde est l’organisation et la forme de la transition, certains laissent croire ouvertement qu’un militaire dirige le pays.

L’armée peut-elle tenir le pouvoir ? Face aux menaces sécuritaires auxquelles elle peine à faire face, sera-t-elle capable de changer le système comme elle le prétend ? Des questions qui suscitent des interrogations.

Rappelons que pendant plus de trois (3) décennies le pays a eu à sa tête un dirigeant issu des forces armées.

Les populations, surtout la jeunesse réclament sans cesse une transition dirigée par un militaire, un souhait diamétralement opposé à la décision de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’ouest) lors du 57e sommet ordinaire à Niamey, d’où il a été lancé un ultimatum jusqu’au 15 septembre 2020 au nouvel homme fort de Bamako de désigner un président de la transition ainsi que son premier ministre tous des civils pour reprendre les commandes du pays. Aussi la CEDEAO maintient jusqu’à nouvel ordre toutes les sanctions prises contre le Mali depuis le renversement du régime de IBK.

Mais dans les rangs des têtes se bousculent, des voix s’élèvent pour dénoncer la position semble-t-il trop dure de l'instance régionale CEDEAO à qui certains se plaisent de rappeler son immobilisme devant les revendications du peuple malien et actuellement ceux de la Côte-d'Ivoire et de la Guinée Conakry.

A en croire le ministre nigérien des affaires étrangères, Kalla Ankourao au-delà de ce délai plusieurs institutions internationales risquent de quitter le Mali, le peuple en sera le plus grand perdant.  

Face à cet ultimatum qui divise l’opinion du peuple, le temps presse, et l'on se demande la junte parviendra à respecter les délais ?

Réponse probable en fin de semaine, surement au sortir des concertations nationales qui débutent ce jeudi à Bamako, concertations qui permettront de jauger la nation sur ce sujet qui fait couler beaucoup d’encre et de salive en terre malienne et bien au delà.