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La pédagogie de Dieu dans son plan de salut _par Ephata

 

Ô CROIX DRESSÉE SUR LE MONDE, Ô CROIX DE JESUS CHRIST!

Après deux mille ans, le monde n’a pu proposer à l’homme des choses qui jetteraient dans l’oubli la croix ou le supplice de la croix. Christ est notre contemporain et donc sa mort est plus actuelle que nos vies! Elle _la crucifixtion_ est dans le quotidien du monde (Il a visité les siens … et même s’Il n’est pas reçu Christ reste et attend).

Aujourd’hui que le monde est confiné, nous voulons nous arrêter sur l’école de la pédagogie de Dieu. Christ lave les pieds de ses disciples, et avec eux va se "confiner" dans la nuit du jeudi saint au jardin des Oliviers à Gethsémani d'où il ne sortira que pour le début de son procès.

Aujourd’hui chargé de nos fautes et de nos souffrances, il est mené tel un agneau à l’abattoir  dans une obéissance qui n’a comme finalité que la manifestation de la gloire de Dieu et le salut des hommes. Nous voulons ainsi avec vous méditer sur la manière de faire de Dieu, sur sa pédagogie.

Le peuple de Dieu affranchi de l’atrocité de pharaon et du peuple d’Egypte marche dans le désert. Mais comme pour confirmer les propos du Seigneur par la voix de son prophète : son peuple n’a point d’intelligence. Le voilà qu’il rouspète déjà contre son sauveur qui pour le punir leur envoie des serpents à la morsure brûlante ».

Imaginons la souffrance des Israélites quand, dans le désert, ils étaient exposés à la morsure du serpent. Cet animal qui attaque par surprise, qui sait se cacher dans les endroits les plus improbables de nos maisons. Le voilà qu’ils doivent l’éviter dans le désert ; un terrain qui est beaucoup plus à son avantage qu’à ceux des hommes.    

C’est parce qu’ils ont perdu courage, qu’ils ont oublié les merveilles que le Seigneur venait de réaliser en leur faveur et parmi lesquelles, une qui rentre dans la plus grande des aspirations des êtres que nous sommes à savoir la liberté.

Ils ont oublié et ils ont récriminé contre Dieu et contre Moïse l’envoyé, celui qui est parmi ses frères et entre ses frères et Dieu.

Nous voilà encore à devoir nous arrêter devant la personne de l’intercesseur. En effet, ses frères lui dirent : "Nous avons péché en récriminant contre le Seigneur et contre toi. Intercède auprès du Seigneur pour qu'il éloigne de nous les serpents."

Le Seigneur qui entend la prière de son envoyé répond aux supplices de son peuple pas en arrêtant les morsures des serpents mais avec le concours de l’homme :

·         Pour Moïse (l’intercesseur) : "Fais-toi un serpent de bronze, et dresse-le au sommet d'un mât…"

·         Pour les victimes de morsure de serpent : "tous ceux qui auront été mordus, qu'ils le regardent, alors ils vivront !"

L’amour de Dieu étant de toujours, aujourd’hui encore le salut est accordé aux hommes ; mais comme rien ne change dans la Parole de Dieu, ce salut reste réservé à ceux-là qui « lèveront les yeux vers Celui qu’ils ont transpercé ». Jésus Christ.

Quand le serpent de bronze fixé sur le mât a maintenu en vie les victimes de morsure de serpent, ils ont su qu’ils étaient sauvés. Car ces mêmes morsures avaient déjà entrainé la mort de plusieurs d’entre eux d’où leur cri vers Moïse pour que Dieu leur vienne en aide. Quand ils regarderont le mat ils vivront ; mais juste d'une vie qui les gardait encore parmi les siens.

Quelle doit être celle que nous obtenons par le sacrifice de Christ ? Est-ce qu’un juste ou le JUSTE humilié, élevé, et crucifié nous obtiendra une vie tout aussi périssable ? Oh que non cette vie cette fois ci obtenue, tient pour l’éternité.

Celui qui n’a agréé des deux frères que le sacrifice d’Abel, offrira t’Il pour sauver l’homme moins que ce dernier ? A Abraham, il a été demandé son fils Isaac, celui qu’il aimait.

Le Père très aimant fera-t-Il moins que ce qu’Il a demandé à Abraham ?

Bien sûr que non, c’est tout un autre sens que revêt la mort du Christ pour le chrétien.  Par Christ notre mort nous ouvre à une toute nouvelle vie. C’est notre vie qui est transformée.

C’est avec Christ que la mort n’a plus de pouvoir sur l’homme. Le péché est entré par la désobéissance de l’homme dans le monde, il a été anéanti aussi par l’obéissance d’un homme. Ce que nous avons hérité du péché c’est la mort, et ce que nous avons gagné de l’obéissance du Christ c’est la Vie. Le Crucifié nous a rétablis dans notre dignité d’enfants de Dieu pour que s’accomplisse dans nos vies le dessein de Dieu pour chacun d’entre nous.

La plus grande épreuve pour nous est de douter de Dieu. Nous devons  sans cesse mener un combat, car sur notre chemin se dressent de nombreux "serpents venimeux" prêts à mordre... Celui du moment présent est le Covid-19. Allons-nous récriminer contre Dieu ou allons-nous lever nos yeux pour les poser sur Celui par qui nous obtenons le salut ? Lui le médiateur par excellence, l’Agneau parfait, Celui qui nous rachète de nos fautes et nous accorde toutes grâces.

Image émouvante que celle de la Croix !

Regardons-nous souvent un CRUCIFIX ?

Simplement, sans paroles ni prières, contemplant Jésus Christ en Croix ?

Peut-être alors que bien des choses s'éclaireraient dans nos vies.

Avec l’Eglise toute entière demeurons en silence devant la croix de notre Seigneur.