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DÉPÉNALISATION DE L'HOMOSEXUALITÉ AU GABON: LES ÉVÊQUES DU PAYS CRIENT LEUR INDIGNATION

Le projet de loi visant la modification de la loi n°042/2018 du 05 juillet 2019 portant Code pénal en République gabonaise a abouti au souhait du premier ministre gabonais  Julien Nkoghé Békalé qui l’a défendu. En clair, «les relations sexuelles entre personnes de même sexe» ne sont plus punies par la loi au pays du Président Ali Bongo Ondimba. Grâce à 48 députés ayant donné leur quitus, la dépénalisation de l’homosexualité au Gabon a été actée, le 23 juin 2020.

Les Evêques du Gabon, souvent accusée de mutisme, ont réagi à la date d'hier 24 juin 2020, dans un communiqué dans lequel ils crient leur douleur, leur indignation et leur opposition au renoncement par les autorités de la pénalisation de la pratique de l’homosexualité.

Pour eux, cette décision gouvernementales met à mal le vivre-ensemble des Gabonais, elle met en danger les enfants gabonais et les homosexuels eux-mêmes.

L’Archevêque a fait part de son regret de voir que certaines organisations internationales tendent à conditionner leur aide par l’acceptation des modes de comportements étrangers à nos mœurs. Ce qui est un fait souvent invoqué un peu partout dans le continent africain. Aussi avec ses pairs, ils  exhortent les décideurs du Gabon à s’insurger contre ces méthodes malsaines en optant pour le combat de la liberté.

 Voici quelques extraits de leur message signé par l’Archevêque de Libreville Mgr Jean Patrick Iba Ba.

A tous ceux qui croient au Dieu Unique

A tous les Chrétiens qui confessent Jésus Christ comme Fils de Dieu et seul médiateur

A tous les hommes et femmes de bonne volonté,

«Au nom de la sagesse de nos ancêtres, contenue dans nos diverses cultures, qui célèbrent la Vie, l’Amour, la Famille, au nom de notre Constitution qui proclame l’attachement à nos valeurs sociales profondes et traditionnelles, à notre patrimoine culturel, matériel et spirituel, au nom de la considération que nous avons pour la Famille définie comme cellule de base naturelle de la société et du mariage, union entre deux personnes de sexe diffèrent, son support légitime, nous disons non à la dépénalisation de l’homosexualité»…

 «L’homosexualité n’est pas un droit humain, mais, une aliénation qui nuit gravement à l’humanité car fondée sur aucune valeur propre à l’être humain».

«La Bible déclare que la personne humaine est créée homme et femme. Cette différence fonde leur relation et leur complémentarité et s’accomplit dans le mariage. Alors que, l’homosexualité falsifie l’anthropologie et banalise la sexualité».

 «Aujourd’hui plus qu’hier, il faut sortir des schémas qui nous rendent esclaves. La terre promise d’une réelle démocratie est à ce prix. S’asseoir sur ses propres avantages, en sacrifiant nos valeurs authentiques, c’est se renier soi-même et compromettre les générations futures»

«Nous invitons les plus hautes autorités de la République, à prendre leur responsabilité, pour que nos institutions se réconcilient avec le peuple gabonais et les valeurs qui font le creuset de notre patrimoine national»…

A la fin de leur message, les évêques gabonais ont lancé un appel à toutes les confessions religieuses, pour que soient organisés des temps de prière pour implorer le secours du Seigneur de l’univers en ces temps difficiles.