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Chronique d’une activité numérique 1

Le numérique, comme notre argent est neutre il est ce que nous en ferons. Bon ou mauvais les plateformes se basent sur nous pour afficher leur visage, les données que nous produisons déterminent la performance des outils du numérique. En dehors des conceptions pouvant imposer à l’homme une certaine façon de faire, ce qui n’est pas facile à détecter, nos rapports sociaux au travers des plateformes sont régis par un certain nombre de textes que nous devons tous comprendre.

Usurpation d’identité numérique

Dans son Avis Trimestriel N°2, la CDP a reçu un certain nombre de signalement pouvant ainsi décrire la partie immergé de notre activité numérique, particulier comme entreprise privée ou publique. Nous y apprenons qu’un homme a transmis à la CDP une plainte, pour  le  compte de sa sœur dont l’identité a été usurpée sur Facebook. L’auteur  de  l’infraction  a  créé  un  faux compte associé à la photo de profil de la victime. Avec l’appui de la CDP, le faux compte a été supprimé 48h après le signalement.

Dans le cas où ce délinquant aurait commis l’irréparable avec votre profil, l’article 431-57 du code pénal pourrait être utilisé pour une « réparation ». Ainsi, celui qui usurpe l'identité d'un tiers ou une ou plusieurs données permettant de I ‘identifier, en vue de troubler sa tranquillité ou celle d'autrui ou de porter atteinte à son honneur, à sa considération ou à son patrimoine est puni d'un emprisonnement de trois ans à sept ans et d'une amende de 500.000 francs à 2.000.000 de francs ou de l'une de ces peines.

Demande de suppression d’image d’illustration

Sanslimite.com viepeople.net dakarchaud.com dakarxibar.com limamettitv.com samarew.com buzzclick.info dakar92.com dakarplus.com metrodakar.com obligés de supprimer une photo d’illustration.

Une plaignante met en œuvre son droit à la suppression de données la concernant alors qu’elle n’a rien à voir avec l’actualité en question. Elle renseigne que «contre   toute attente, à la place de sa sœur, citée régulièrement par les sites d’informations en ligne, c’est son image en photographie qui est affichée en illustration alors  qu’elle n’est aucunement liée à cette affaire de drogue dure ».

La première garantie de loi 2008-12 est de faire en sorte que les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) ne portent pas atteinte aux libertés individuelles ou publiques, notamment à la vie privée.

Le traitement des données à caractère personnel est considéré comme légitime si la personne concernée donne son consentement. Si toutefois les auteurs de ces articles avaient pris la peine de recouper les informations, ils allaient certainement avoir la bonne photo à mettre en évidence pour illustrer l’article.

Souvent, les réalités du web, l’instantanéité, la recherche de l’exclusivité conduit à des erreurs indignes de la part de stagiaires. Au regard de la finalité, donner la bonne information, la donnée collectée est inexacte et le traitement ne s’est pas fait auprès de la personne concernée. Pour information, vous ne pouvez pas traiter des informations sur une personne via un intermédiaire.

Au regard de ces risques la loi permet à toute personne physique justifiant de son identité d’exiger du responsable d’un traitement (site ou page facebook…) que soient, selon les cas, rectifiées, complétées, mises à jour, verrouillées ou supprimées les données à caractère personnel la concernant, qui sont inexactes, incomplètes, équivoques, périmées, où dont la collecte, l’utilisation, la communication ou la conservation est interdite.

Fort de cela, la CDP a demandé aux sites d’information en ligne, la suppression intégrale des photos de la plaignante.

Ella a aussi attiré l’attention sur la nécessité de privilégier le respect de la vie privée des citoyens dans le choix des photos d’illustration.

Après réception des courriers, le processus de suppression est en cours pour certains organes de presse. D’autres publications ont choisi de remplacer la photo visée par  une autre photo plus appropriée.

Mister Priv@cy