Une présidentielle sous tension. Alassane Ouattara brigue un troisième (3) face à une opposition qui conteste les conditions dans lesquelles se tient le scrutin et appel à la désobéissance civile.
Depuis deux (2) semaines l'opposition tient à empêcher la tenue des élections, et soutient qu'Alassane Ouattara n'a pas le droit de se présenter aux urnes.
Dans quelques bureaux de vote ouverts ce matin de samedi, la venue des électeurs est timidement constatée, l'ambiance est froide.
Dans certains bureaux à koumassi des files d'attente sont observées, les populations ont réussi à se mobiliser et espèrent que le déroulement du scrutin continue dans cette sérénité jusqu'à la fin de la journée. Pour l'heure aucun incident grave n'a été enregistrée.
Une timidité qui se justifie par la crainte des troubles politiques, parfois meurtrières.
Sachant que la campagne électorale a été marquée par des violences épisodiques avec près d'une trentaine de morts depuis le mois d'Août.
A peine hier vendredi dans la capitale politique de Yamoussoukro des théâtres de tensions étaient encore visibles, dans le seul but d'empêcher les élections.
Certains villes d'Abidjan sont anormalement vides ce matin, les gens ont dû se mettre au vert pour se préserver des violences. pendant que d'autres regrettent l'appel au boycott des opposants, dont la stratégie devrait être celle de se confronter alassane ouattara aux urnes. Mais le taux de retrait des cartes d'électeurs montrent tout de même que leur voix a été entendu.
Rappelons que la population ivoirienne a pour cette présidentielle le choix entre quatre (4) bulletins à savoir ; Alassane Ouattara, Kouadio konan Bertin, Henri konan Bédié et Pascal affi N'guessan. Mais les deux derniers ont fait appel à une désobeissance civile avec comme objectif la non tenue des élections ou l''illégitimité du Président qui en sortirait gagnat dans les conditions qu'ils jugent non conforme à la constitution et aux lois électorales.
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