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Marième Faye Sall, une dame PREMIÈREMENT Sénégalaise

C’était une première pour Mme Marième Faye Sall d’accorder une interview à une chaine télé depuis l’accession au pouvoir de son mari. Et bien heureusement que M. le Président était absent pour ne pas la « perturber » avec ses orientations à lui car l’exercice auquel elle s’est prêtée a été un plein succès sur le plan communicationnel (cadre, objectif, propos et timing).

Malgré la casquette de Présidente de la Fondation Servir le Sénégal sous laquelle elle s’est présentée pour apporter des précisions autour de sa fondation et de sa personne, c’est une sénégalaise, une dame bien au fait des choses de chez nous et aussi une dame bien de chez nous que beaucoup ont eu à découvrir hier.

Interrogée par la journaliste de la RTS, Mme Seynabou Diop Sow, la première dame a précisé de manière très claire qu’au départ elle n’a jamais voulu d’une fondation.

Sur la communication qui est parfois faite autour des activités de la FSS, elle rentre dans un seul but d’aider à savoir dans quoi elle œuvre et non dans les détails de ses actions ; comprenons par là une  communication purement institutionnelle.  

Bien au fait des agissements de personnes sur la toile et en dehors, elle a voulu échanger sur la manière de procéder de sa fondation pour que personne ne se fasse berner ou arnaquer.

En dehors de ce qu’elle peut recevoir comme dossier par elle-même parce qu’étant directement en contact avec la personne dans le cadre de ses déplacements à elle, le seul canal qui existe c’est le dépôt au niveau de la fondation. Elle ne permet aucun autre moyen et elle l’a fait savoir à tous ceux avec qui elle interagit. Ne point prendre au sérieux toute personne qui se déclarerait donc être en mesure d’apporter un dossier pour remise en mains propres à la première dame.

Sur ses déplacements, la première dame a mentionné que sa présence un peu partout (marchés, cérémonies...) c’est parce qu’elle veut vivre une vie normale et qu’elle aime faire les choses par elle-même comme toute sénégalaise. Malgré la remarque de la journaliste sur sa qualité de première dame, elle maintient son habitude à aller au contact des autres en rajoutant qu’elle veille en plus à ce que sa présence n’alourdit point l’ambiance. Au contraire elle sait en mettre et c’est ça sa vraie personne.

Par rapport à la toile, la première dame précise que “tous ces comptes que vous voyez sont de faux comptes. Je ne suis pas sur Facebook, ni Twitter, encore moins sur d’autres réseaux sociaux. Je suis Old fashion”. Comprenons donc de l’ancienne école. Mais pour éviter tout amalgame elle a demandé que soit tout bonnement supprimer tous les profils et pages créés portant son nom. En remerciant les personnes qui l’ont fait par sympathie pour sa personne et dans un seul but de soutenir son action. Par cette précision, elle met  l’abri sa personne et sa fondation de tous les messages d’arnaques de demandes de fonds que les sénégalais ont l’une ou des fois reçus.

Pour les sollicitations de sa fondation, il y en a de tous ordre et elle les respecte tout autant, mais pour le moment, elle se focalise beaucoup plus sur les besoins tournant autour de la santé.

Parlant de santé, la journaliste l’a interpellé sur sa supposée maladie qui avait fini de faire le tour du Sénégal. La première dame s’est voulu plus que clair en reprenant les vrais termes utilisés à l’époque à savoir « sa prétendue folie » qu’elle a tout aussi appris en même temps que les sénégalais. Sans rentrer dans les polémiques elle a juste voulu que tels agissements puissent déplaire au Bon Dieu.

Pour les soutiens que sa fondation reçoit, l’équipe a veillé à éviter une provenance de l’étranger pour éviter toute supputation de trafic d’influence. La fondation est tout de même accompagnée dans ses actions surtout en nature et dans la distribution de denrées et les bonnes volontés sont toujours informés de l’usage fait de leurs contributions. Sur le plan financier, Monsieur le Président, son mari est le principal soutien et veille encore à ce que la fondation puisse mener à bien ses œuvres sociales.

Les professionnels de la communication reconnaitront que depuis un moment la scène médiatique n’a pas gratifié les téléspectateurs sénégalais d’interview d’une telle qualité.